• 17 - Désir et foi

    Je demande à l’Eternel une chose, que je désire ardemment: Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Eternel, pour contempler la magnificence de l’Eternel et pour admirer son temple.

    Ps 27:4

    17 - Désir et foi

    Si la foi en Jésus-christ dans l'esprit de quiconque équivaut à une extinction du désir, il n'a plus qu'à se convertir au boudhisme qui définit son "nirvana" comme "extinction du désir" ou "vacuité suprême".

    Si, sans connaître le boudhisme, un croyant en Jésus-Christ tente d'éteindre ce désir... alors il s'en suit au moins un mal-être profond et plus grave, des dépressions et autres maux catalogués par la médecine.

    Ce désir, présent dans nos âme et corps, présente quelque chose de gênant parfois, car si nous cultivons droiture et souci d'obéir à Dieu, il est au départ un obstacle. Tant de choses et de personnes attirent et enflamment ce désir. Gênant, effectivement, cependant, et c'est une mauvaise nouvelle, il ne nous sera pas enlevé. Il peut être transformé en changeant le but de ses désirs.

    Avant de considérer des aspects plus positifs, examinons quels sont les méfaits du désir chez l'humain.

    Le récit de la chute a été lu (voir article "07 - Chute et convoitise" dans le fil "Sérieux" ICI) comme un cette tendance, qui chez nous est motivée par l'intervention d'un tiers externe qui nous montre ce qui est désirable. Ici, le serpent, qui montre à Eve l'arbre de la connaissance du bien et et du mal et qui, par ses paroles, la fait céder. Ceci, alors que la cohabitation avec cet arbre ne posait pas de probème auparavant, Adam comme Eve se contentant des autres arbres du jardin et de l'arbre de vie.

    En résumé:

    - Le tiers externe nous montre un objet désirable, nous le désigne comme désirable en mentant: "Vous ne mourrez point".
    A ce point, l'objet est désirable.
    - Le tiers externe se pose comme modèle à imiter en continuant le mensonge: "le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux". Sous-entendu: je l'ai moi-même expérimenté".
    A ce point, le modèle est désirable.
    - Le tiers externe fait une promesse de similitude avec lui: "vous serez comme des dieux...". Sous-entendu, je le suis déjà.
    A ce point, le modèle et celui qui désire sont "identiques"... une symbiose.
    Le péché, ou plutôt l'état de péché, est en quelque sorte une symbiose avec satan.

    Le récit de la Genèse nous donne ici une description précise du péché et de comment il contamine l'homme. D'une capacité créée (sainte), il devient perverti par, bien sûr, une connaissance (très bonne *) que l'homme ne pouvait porter, mais surout par le détournement d'une "très bonne*" capacité que l'Eternel avait mis en l'homme.
    * Très bon: c'est ainsi que l'Eternel qualifie sa création, donc y compris l'abre de la connaissance du bien et du mal, y compris le désir qui n'est autre qu'un élan de vie qui aurait du nous emmener vers l'accomplissement de la volonté de Dieu.

    Cette "mécanique du désir" n'est en rien mauvaise non plus. Elle peut être transfigurée et permettre de "marcher en nouveauté de vie".

    La base est cette semence que Dieu met chez tout être humain.
    Ce sont l'aspiration à un bonheur, à la vie avec un grand "V" et la pensée de l'éternité... et la création. Qui ne soupire-t-il pas après cela à divers moments de sa vie avant que le désir ne soit (mal) comblé autrement.

    On peut reprendre les trois points ci-dessus développés pour l'entrée du péché dans l'humanité en le transposant dans un mimétisme "positif".

    - L'Eternel fait que des désirs et des pensées le concernant existe chez tout homme.
    Il nous désigne un premier objet.
    Il nous envoie Jésus-Christ qui devient la représentation parfaite de l'obéissance au Père.
    C'est l'Objet par excellence, son Fils Bien-aimé. C'est le moment de notre rencontre avec Lui.


    - L'Eternel nous pose son Fils comme modèle à imiter.
    Jésus est le modèle désirable, selon l'Eternel.


    - L'Eternel nous donne une identité* en Le laissant vivre en nous. Christ en nous. Il ne s'agit plus ici de symbiose car cela signifie confusion des sentiments, mélange entre deux personnes.

    * Le terme "identité" en Christ est utilisé par certains d'une manière à laquelle je ne souscris pas. Il sous-entend un hédonisme (recherche du bonheur pour le bonheur). L'identité en Christ est bien autre chose. Elle va dans le sens de cette parole de Paul en Ephésiens 1:10: "réunir toute chose en Lui", et il est évident qu'Il ne désire que ce que Son Père désire.


    En conclusion:

    La vie chrétienne basiquement, tenant compte de la capacité de désir, d'élan créé, voulu par Dieu et dont nous disposons, consiste d'abord à tourner cet élan vers Jésus, le Fils bien-aimé du Père, pour marcher comme Lui, et devenir comme Lui. Nous l'espérons et attendons la révélation des fils de Dieu en Jésus-Christ.
    Le bonheur n'étant plus une absence de souffrance comme dans le boudhisme, car il y en a, mais la joie présente, communiquée par l'Esprit d'être héritier d'un Royaume et d'en voir dès maintenant les fruits dans nos vies et dans celles des autres.


    PS:

    Une objection: certains ont ce désir, cet élan complètement cassé. OUI, j'en suis conscient... j'y reviendrais lorsque j'aborderais en quoi "l'éclairage mimétique" peut aider à comprendre ces situations destructrices.

    En attendant, pour eux, ces proverbes: "le mieux est l'ennemi du bien" et "Qui trop embrasse, mal étreint".


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