• - ELECTIONS - Vous avez dit "élections" ?

    En cette période d'élection présidentielle française, il est bon de se souvenir quelle est l'origine des instititutions. Bien que déritualisées, elles ont toujours le même but: maintenir un ordre social. Cette "ordre" se fonde dans le religieux sans Elohim, ni YHWH,... religieux gisant sous la puissance du malin. 

    élections

    Il y a eu "évolution", mais c'est toujours l'homme qui rejoue sans cesse le même scénario: comment survivre, vivre protégé des méfaits de la condition mortelle et de la terreur, masquée aujourd'hui par le bruit consumériste et l'attachement aux passions, ceci comme les (très) anciens ?

    Le texte qui va suivre est purement imaginaire et fictif. N'allez pas croire que je rajoute quelque chose aux Ecritures. Il n'a pour but que de montrer comment, sur la base du meurtre d'Abel et de la violence, se structure une société païenne, pour garder un ordre et ne pas sombrer dans l'anarchie.

    La genése de ces mythes préfigure ce que sera tout mode de gouvernement humain par la suite. Tous ces modes sont issus du religieux païens, fondés sur le meurtre, et sont des tentatives d'empêcher la dégénérescence et la destruction. Tout se fait sans le Créateur tout aussi certainement.

    Les exemples donnés ci-dessous, encore une fois, sont fictifs. Il n'ont de réalité que parce qu'ils sont empruntés dans diverses mythologies fondatrices, c'est-à-dire mythologies qui rendent compte des origines d'une culture.

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    Après le meurtre d'Abel, Caïn s'enfuit au pays de Nod. Il a des enfants: l'un d'eux se nomme Hénoc.
    Il y bâtit une ville. Il en est l'âme, le chef.

    Il sait que le meurtre est prohibé. Il a intégré cela. Il enseigne aux habitants de cette ville un interdit: celui d'assassiner.
    Lui et son fils constatent que cela ne suffit pas... le bruit court de la disparition du frère de Caïn, Abel. On ne sait plus si Caïn a reconnu son meurtre, mais l'histoire est répétée, répétée, elle prend une importance de plus en plus grande, faisant de lui un héros.
    C'est là que l'idée germe: nous ferons un sacrifice à tel moment du cycle du soleil pour commémorer cette mort et comme Abel le fit, nous sacrifierons un animal. La place d'Abel tiendra toujours plus de place dans la pensée de chacun. On lui attribue de plus en plus la place de celui qui a fondé la cité. C'est sur son sang qu'elle est née.
    Plus tard, une représentation d'Abel est portée en triomphe dans les murs de la ville. C'est grâce à lui que nous sommes là. La pensée de le diviniser, c'est-à-dire de lui attribuer une essence éternelle naît. On construit donc un autel permanent à ce dieu que l'on révère.

    Plus tard, alors qu'Irad est devenu adulte, des querelles naissent autour de la propriété d'un champ... Un nouveau meurtre est commis. La peur s'empare de nouveau des habitants... Se souvenant du "bienfait" apporté par le sacrifice fait à Abel, ils construisent un autre autel... à la mémoire du défunt. En conséquence, ce défunt est à nouveau divinisé peu à peu... La commémoration a calmé les esprits.
    Et de nouvelles règles concernant la propriété sont édictées.
    Deux règles étranges sont entérinées:
    - Le sang humain est effrayant. Il est déclaré impur. L'interdit impose de ne pas s'en approcher pour le toucher et de traiter la zone impure par le feu.
    - Des poteaux dédiés aux dieux délimitent les champs de chacun.

    Sans cesse nouveaux problèmes surgissent.
    - La grêle a détruit les récoltes, entraînant famine et décès.
    - un enfant est mort à la naissance, tuant aussi la mère...
    - Le nombre de conflit a augmenté et il faut juguler la colère.
    A chaque fois la résolution s'effectue dans des sacrifices et l'élévation de nouveaux dieux. Au début, ces dieux s'originaient dans l'identité des victimes... Quelquefois maintenant, on les crée de toutes pièces pour donner à la communauté de plus en plus des occasions d'unité autour des sacrifices, des rassemblements qui se transforment en fêtes.

    Sous Mehujaël et Metushaël la société se complexifie. Les dieux familiaux sont nés et de nouveaux interdits sont apparus. Une partie d'entre eux concerne la famille, le mariage... le viol est pris en compte, l'adultère, etc... . pour éviter de nouveaux conflits et des occasions de meurtres; les fêtes sacrificielles se multiplient ainsi que les interdits.

    C'est l'époque pendant laquelle Caïn, l'ancêtre meurt. En souvenir chaque famille lui élève une stèle en bois dans son habitat. Une forme de culte lui est rendu: il devient un héros et de récit en récit, ses mérites sont vantés: il devient un dieu.

    Sous Metushaël, deux phénomènes nouveaux apparaissent. La ville a pris de l'ampleur et les rituels deviennent lourds. On a construit des autels, consacré des terrains et des arbres, et il faut surveiller l'application des interdits. Un caste nouvelle apparaît: les prêtres qui gèrent cet ensemble. Mais Metuschaël a compris que cette caste allait avoir de la puissance. Il se fait nommer roi et domine sur la cité. Pour entretenir les prêtres et le roi, bien qu'ils disposent encore de champs et d'animaux, ainsi que et le fonctionnement rituel, il devient nécessaire de demander à chaque famille un tribut.

    Le roi suivant, Lémec, assis sur une certaine richesse, devient polygame. Il devient aussi meurtrier. Un crise éclate. Des prêtres ainsi que des habitants forment une sédition à cause des abus de Lémec. Une guerre civile s'ensuit faisant de nombreux morts. Lémec est tué.
    Tubal-Caïn lui succède: Après de nombreux rites qui calment les esprits, le conflit s'apaise... Une certaine prospérité s'ensuit: création d'artisanat divers, développement de l'élevage et de l'agriculture....
     

    Après, on commence à oublier ce dieu qui était devenu lointain. L'ancêtre-dieu, dont Caïn notre père parlait autrefois mais on ne sait plus rien de lui. Il est loin des pensées, considéré comme un dieu oisif. Il avait pour nom "ELOHIM", sait-on encore.

    Ceci peut-être jusqu'à Noé et au déluge... et ensuite tout recommenca comme aux temps de Caïn et ses descendants, dans de multiples formes sous toutes les latitudes et longitudes de la terre.

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    Le récit ci-dessus fait l'impasse sur bien des éléments qui ont certainement perturbé la vie, ajoutant des peurs, des crises "à calmer" par le rite: les décès naturels, des naissances, des guerres, etc... donnant à chaque reprise l'occasion d'ajouter des dieux au panthéon.
    Tous le système païen naît de la terreur et du souci de vivre envers et contre tout... dans la soumission à cette terreur, se donnant des échappatoires sous les formes décrites ci-dessus.

    Est-il aussi si difficile de comprendre pourquoi, l'Eternel ne voulait pas de roi pour Israël. La royauté naît très directement d'une société bâtie sur l'abandon de l'Eternel, sur le meurtre, la peur, la terreur, et sur l'élévation de dieux et de rois qui représentent, personnifient la domination du serpent, de satan. Voici ce qu'Il en dit à Samuel:

    L’Éternel dit à Samuel : Écoute la voix du peuple dans tout ce qu’il te dira ; car ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux.
    Ils agissent à ton égard comme ils ont toujours agi depuis que je les ai fait monter d’Égypte jusqu’à ce jour ; ils m’ont abandonné, pour servir d’autres dieux.
    Écoute donc leur voix ; mais donne-leur des avertissements, et fais-leur connaître le droit du roi qui régnera sur eux.

    I Samuel 8:7-9


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