• - Je les hais d'une parfaite haine

    O Dieu, puisses-tu faire mourir le méchant!

    Hommes de sang, éloignez-vous de moi!


    Ils parlent de toi d’une manière criminelle, ils prennent ton nom pour mentir, eux, tes ennemis!


    Eternel, n’aurais-je pas de la haine pour ceux qui te haïssent, Du dégoût pour ceux qui s’élèvent contre toi?


    Je les hais d’une parfaite haine; Ils sont pour moi des ennemis.

    Psaumes 139: 19-22

     

    Vous connaissez le psaumes 139. Il est magnifique n'est-ce pas ?

    Eternel! tu me sondes et tu me connais,
    Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu pénètres de loin ma pensée;
    Tu sais quand je marche et quand je me couche, tu pénètres toutes mes voies.
    Car la parole n’est pas sur ma langue, que déjà, ô Eternel! tu la connais entièrement.
    Tu m’entoures par derrière et par devant, et tu mets ta main sur moi.
    Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée, elle est trop élevée pour que je puisse la saisir.
    Où irais-je loin de ton esprit, et où fuirais-je loin de ta face?
    Si je monte aux cieux, tu y es; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà.
    Si je prends les ailes de l’aurore, et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer,
    Là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira.
    Si je dis: au moins les ténèbres me couvriront, la nuit devient lumière autour de moi;
    Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, la nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière.
    C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
    Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien.
    Mon corps n’était point caché devant toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre.
    Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existât.
    Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables! Que le nombre en est grand ! Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable. Je m’éveille, et je suis encore avec toi.

    Ps 139: 1-18

     

    Mais que viennent donc faire ces paroles déplacées dans le cours d'un texte si merveilleux ?

    O Dieu, puisses-tu faire mourir le méchant! hommes de sang, éloignez-vous de moi !
    Ils parlent de toi d’une manière criminelle, ils prennent ton nom pour mentir, eux, tes ennemis !
    Eternel, n’aurais-je pas de la haine pour ceux qui te haïssent, du dégoût pour ceux qui s’élèvent contre toi ?
    Je les hais d’une parfaite haine; ils sont pour moi des ennemis.

    Psaume 139: 19-22

    Des textes semblables aux versets 19-22 du psaume 139, il en existe d'autres identiques dans le livre de Job, dans les Psaumes et dans les Lamentations de Jérémie.

    Que faisons-nous le plus souvent: nous sautons ces passages et nous intégrons bien volontiers les aspects "positifs" des textes. Enfin, nous PENSONS qu'il s'agit des aspects "positifs" et que le reste n'est que "négatif".

    Ceci, parce que nous sommes déformés par un faux christianisme. Ce faux christianisme nous enseigne que les "émotions négatives" et les paroles qui vont avec sont interdites. Alors charnellement et légalistiquement nous les évacuons... culturellement, devrai-je dire aussi: oh ! quelle horreur, Jésus nous a enseigné d'aimer nos ennemis !

    Mais voilà ce qui arrive dans les faits: avec une bouche "en cul de poule" et un amour "bisounours", nous n'avons plus le courage de dire la Vérité. Nous avons étouffé la vraie nature de nos sentiments culturellement et non par le fait "de marcher en nouveauté de vie".

    Alors, le chemin est décrit par David dans le dernier passage du Psaume:

    Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées!
     Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité !

    Psaume 139: 23-24

    C'est notre Père qui est habilité à faire en nous ce travail. Par notre prière et notre désir, il est possible de retrouver la vigueur du témoignage, d'être délivré de l'esprit "guimauve" et "passif".

    Cela passe par:

    1- reconnaître le fonds de nos coeurs par l'action de l'Esprit Saint, reconnaître nos colère, frustrations, etc.... C'est un énorme travail car des forteresses et des siècles de mauvais endoctrinement s'élèvent là-contre.

    2- s'en repentir et donner notre plein "AMEN à la prière finale de David (Ps 139: 23-24)

    3- Toujours veiller, car s'il existe une sainte colère... notre chair peut déborder. Elle est toujours présente... En revenir alors au point 1.

    ________________________

    "Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur." I Tim 6:11

    Il existe une fausse "douceur": Celle qui consisterait à éluder la vérité au nom de la douceur.

    Oui, la douceur est indispensable. C'est le fruit de l'Esprit autant que la vérité.
    Mais pour rappeler la sainteté de Dieu, est-ce que la douceur est toujours bienvenue ?

    NON.

    Ou alors il nous faut évacuer la vérité qui blesse et nous taire.

    "Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, Mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs."

    Proverbes 27:6

    Et:

    " Mieux vaut une réprimande ouverte, que l'amour tenu caché "

    Proverbes 27:5


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