• Les mots s'usent !

    Les mots usés

     

    Puissent mes frères  considérer ces quelques lignes avec attention et sans détourner le regard, ni non plus s'emballer, pensant que je les freine.

    Les mots s'usent.

    Tel proverbe d'autrefois fait ringard, il ne parle plus à personne et depuis des formules chocs le remplaçant sont apparues. Il se peut aussi qu'on soit allé chercher dans l'antiquité une perle pour raviver la connaissance. Les formules "chocs" s'éculent.

    Pourtant, ils sont bien utiles ces mots. On ne pourrait s'en passer. D'ailleurs notre Créateur nous a doté là d'une capacité qui lui appartient, sans pourtant nous avoir donné l'équivalent de Sa capacité créatrice (par la Parole). Nos mots, les paroles ont néanmoins un pouvoir, celui de bénir ou de maudire, entre autres. C'est très réel.


    La question que je voulais aborder est la suivante.

    Mes frères et sœurs, constatant que notre christianisme porte en lui tous les relents de la culture, depuis la Grèce jusqu'à maintenant, ainsi que toutes les modes de pensée qui vont de choses aussi diverses que la théorie de l'évolution à la pensée New-Age, recherchent dans les textes hébreux de l'Écriture la foi et la pensée de ce YHVH a vraiment voulu dire.

    C'est très bien et j'y participe, mais pas avec le même zèle qu'eux. Pourquoi ?

    En effet, prenons le prénom "Jésus"; il est devenu un fourre-tout sous lequel on met n'importe quoi. Chacun y va de ses représentations (idoles) et il est certain qu'il existe presqu'autant de "Jésus" que de personnes capables d'avoir des représentations. C'est comme notre ADN... On aura beaucoup de peine à en trouver un semblable parmi les sept milliards d'habitants de la planète.

    Donc le prénom "Jésus" est usé. L'usure dont il question ici se dit autrement: religion: des mots sans contenu véritable !

    On pourrait faire l'exercice sur chacun des termes, expressions, phrases couramment utilisés dans le langage ecclésial.

    Certains diront: le Saint-Esprit m'éclaire et rend vivant le message transmis par des mots. Là encore, bien possible.... En admettant que ce soit bien le Saint Esprit qui agisse.
    Il agit sur qui ? Sur chacun de nous avec ce qui reste de charnel.
    A moins de se considérer comme Étienne, le diacre, les risques sont bien trop possibles d'erreur lié à cet état. Quelqu'un exempt de tout filtre "charnel" ne pourrait rester sur cette terre.

    Veillons à rester dans les limites qui sont les nôtres puisque nous n'avons pas revêtu nos corps de résurrection.


    Ce passage de l'Ecclésiaste est éclairant (1:9-11):

    "Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
    S’il est une chose dont on dise: Vois ceci, c’est nouveau! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés.
    On ne se souvient pas de ce qui est ancien; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard."


    "On ne se souvient pas de ce qui est ancien". 

    Pour ce qui nous intéresse, l'ancien, ce sont les racines hébraïques de notre foi. Rappelons qu'Israël a porté ces racines: les justes connaissaient le sens de la foi voulue par YHVH, la langue et les termes appropriés, les expressions justes, les phrases du Tanakh. Ils connaissaient les justes fêtes de l'Éternel, tous ses commandements, etc...

    Et pourtant, rien de tout cela n'aura suffi à faire qu'un peuple reconnaisse son Messie.
    Certains, oui, selon l'élection de la grâce et dans leur limite charnelle.
    D'autres, au nom de ces mots porteurs de sainteté l'ont envoyé activement à la Croix.

    Rien n'empêchera aux mots, même les meilleurs de devenir usés et de perdre la vie qui les animaient lorsqu'ils ont été donné. Rien ! Pas même tous les mots du Tanakh.
    Ils pourront aussi être utilisés comme une mode.

    Apprenons à ce sujet à rester humbles.

    "Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité." 1 Pierre 3:8

     

    Signé: le frère qui ne veut pas freiner mais limiter "l'enthousiasme" (mais c'est du grec là : inspiration ou possession par la présence d'un dieu - et lequel ?) qui déborde et oublie la prudence recommandée. "Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ?" Mt 24: 45


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